Amours impossibles
Parfait compagnon

Tu as aimé les femmes et elles t’ont mieux
Perdu ; illusions, les reflets de leurs beaux yeux
Ont renvoyé à ton cœur généreux -au lieu
De l’écouter- la fausse image d’un dieu.

Longtemps, tu fus pour nous ce dieu éloigné
Et nous n’avons pas vu lorsque tu as saigné.
Qu’il nous soit accordé de pouvoir te soigner
Et de t’offrir le repos que tu as gagné.

Car de ces tumultueux périples, restent
Gravés en nous l’espoir de ceux qui détestent
Les suffisances –comme autant de pestes-,
La haine de ceux qui tournent toujours leurs vestes,

Le courage des gens tenaces et sensés,
La quête folle de ceux qui auront passé
Leur vie à la poursuite d’amours insensés
Mais qui, lentement, aurons su les dépasser.

Parfait compagnon, tu as voulu réunir
Les contraires ; mais ciel, comment ne pas faillir,
Comment atteindre cet objectif sans souffrir ?
Comment ne pas fortement risquer d’en périr ?