Couples-d'étoiles
La rencontre des géants

 La détection de la collision de deux trous noirs entrant en collision loin de notre galaxie a ouvert une nouvelle ère de l'exploration cosmologique et fait naître l'espoir d'accroitre notre compréhension des phénomènes se déroulant dans notre univers. Depuis le 14 septembre 2015, quatre autres détections du même type ont pu être réalisées.

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Suite au succès de la mission préalable LISA Pathfinder, un nouveau détecteur est désormais en construction (LISA - coopération ESA, NASA) ; sa mise en service dans l'espace est prévue pour 2034. Il devrait permettre d'accroitre notre fenêtre de sensibilité à ces phénomènes gravitationnels puisqu'il pourra détecter des fréquences bien plus basses encore que celles actuellement visibles par LIGO.

Une étude actuelle prédit l'existence de douzaines d'étoiles binaires au sein même de notre galaxie. Elles devraient présenter la panoplie complète des combinaisons possibles : (trou-noir, trou-noir), (trou-noir, étoile à neutron), (trou-noir, naine blanche), etc...

Pour l'heure 150 amas ont été observé au sein de notre galaxie et l'analyse prévoit qu'un tiers d'entre eux devraient livrer des sources pour le futur détecteur LISA. Plus précisément encore l'étude prévoit la présence de huit trous-noirs doubles dans la galaxie voisine d'Andromède et 80 dans celle de Virgo !

L'avantage de cette nouvelle aventure de l'exploration humaine tient au fait que, cette fois-ci, les ordinateurs font tourner les simulations théoriques en même temps que les ouvriers et ingénieurs assemblent les éléments constitutifs du détecteur. Cette synchronisation des actions optimise de facto et en quelque sorte par anticipation la mission. On sait où chercher, ce qu'on doit chercher et ce qu'on devrait trouver.

Un amas globulaire est une structure quasi-sphérique constituée de centaines de milliers -voire de millions- d'étoiles liées entre elles par la gravitation. Certains de ces amas sont en quelque sorte des reliques de notre univers. On y trouve les plus anciens objets. Sous-entendu, les forces gravitationnelles ont eu le temps d'y exercer leurs effets et donc d'agréger suffisamment de matière pour créer des trous-noirs.

L'université américaine en charge de cette étude dispose des meilleurs programmes informatiques et appuie sa recherche sur une centaine de modèles théoriques, tous issus d'observations déjà faites à ce jour, donc imbibés de réalisme.

Source pour en savoir plus : Kyle Kremer et al, LISA Sources in Milky Way Globular Clusters, Physical Review Letters (2018). DOI: 10.1103/PhysRevLett.120.191103.

A découvrir aussi (sous votre seule responsabilité) : https://lisa.nasa.gov ou https://sci.esa.int/lisa-pathfinder/ 

Page créée le 17 mai 2018