Initiative pour la formation
Comment lutter contre le chômage

Concernant l’évolution du taux d’emploi et du chômage en Europe, deux groupes de pays semblent se former (données de l’INSEE).

Un premier groupe pour lesquels le chômage baisse ou se maintient depuis 2008 (Slovaquie, Pologne, Hongrie, Royaume-Uni, Malte, Allemagne, république Tchèque).

Un second groupe constitué par tous les autres et pour lesquels, visiblement, le chômage progresse.

Cette partition coïncide curieusement avec le fait que les grands pays du premier groupe se distancient d’une manière ou d’une autre du tronc commun européen. La politique polonaise fait l’objet de critiques, la Hongrie vient de faire l’objet d’une sanction et l’Angleterre aspire au Brexit. Seule l’Allemagne semble faire exception à ces forces centrifuges mais elle est l’objet de toutes les jalousies à cause de son succès.

L’emploi est un sujet sensible en France et le constat est simple : nous avons trop de chômeurs, trop de déficits commerciaux et de déficits tout court.

C’est la raison pour laquelle, à toutes fins utiles, je signale une initiative constructive de nos voisins allemands.

La « Bundesagentur für Arbeit » que vous pouvez traduire par « l’agence fédérale pour la promotion du travail » (l’équivalent de Pôle Emploi ») vient de diffuser (septembre 2018) 109 500 exemplaires d’un journal de 44 pages en papier dans les boites à lettre des habitants de la région de Fribourg en Brisgau (Bade-Württemberg).

Ce journal résume toutes les possibilités locales (Ober-Rhein) de formation duale (en alternance entre l’apprentissage en entreprise et celui en école) ainsi que l’adresse de toutes les entreprises locales participant au dispositif.

Une bonne idée qui permet aux élèves qui ne savent pas encore comment orienter leur future carrière de s’informer sans avoir à sortir de chez eux, et sans avoir besoin d’allumer un ordinateur. Il suffit de savoir lire, de lire, de prendre une décision et de contacter l’entreprise dans laquelle on souhaite candidater.

Un système qui a le vent en poupe puisque les élèves n’ont que jusqu’au 30 octobre 2018 pour pouvoir espérer être retenu à partir de la rentrée de septembre 2019